L’extrait de pépin de pamplemousse

Vendu sur le marché en tant que complément alimentaire, l’extrait de pépin de pamplemousse revêt de multiples propriétés thérapeutiques à connaitre impérativement. Si cette substance active intervient surtout dans la fabrication de produits cosmétiques, en raison de son pouvoir antimicrobien, auparavant ; depuis peu celle-ci est fortement recommandée en phytothérapie pour venir à bout de nombreuses maladies. Ce billet présente à travers ses grandes lignes ce que pensent les scientifiques à son sujet, et ses bienfaits sur la santé.

Présentation du pépin de pamplemousse

L’extrait de pépin de pamplemousse, plus connu sous le terme anglais « grapefruit seed extract » (GSE), est le nom donné à la substance liquide obtenue par le broyage de la pulpe, des pépins et de la membrane blanche de la pamplemousse (albédo), ou pomélo citrus xparadisi en jargon scientifique. L’extrait de pépin de pamplemousse proposé sur le marché se décline en deux types ; dont l’un pur, sans conservateurs chimiques, ni solvants, mais juste mélangé à la glycérine, et l’autre synthétique, avec une teneur élevée en ingrédients chimiques. Les tests en laboratoire ont permis d’identifier des composants synthétiques réputés pour leur propriété antimicrobienne, tels que le paraben et le chlorure de benzethonium, dans certains produits. Ce qui a causé d’importantes polémiques sur les véritables effets des pépins de pamplemousse sur la santé. (1)

Découverte et isolation de l’extrait de pépin de pamplemousse

L’extrait de pépin de pamplemousse fut découvert et isolé en 1980 par le physicien immunologiste serbe dénommé Jacob Harich, de nationalité états-unienne depuis son établissement en Floride dans les années 60. Grand passionné de jardinage, ce scientifique a mis en évidence la qualité antibactérienne des pépins de pamplemousse, lorsqu’il a constaté que ces derniers étaient les seules graines à ne pas pourrir sur son tas de compost. Sans tarder, Harich reproduisit l’expérience en laboratoire, afin de définir les différentes propriétés de ces graines. Surpris du résultat, le scientifique a découvert que les pépins de pamplemousse renferment plusieurs substances inoffensives à l’organisme humain, capables de lutter contre les bactéries et les microbes. (2)

Depuis, de plus en plus de scientifiques se sont mis à pencher sur ce sujet, en essayant de découvrir les principaux responsables des bienfaits médicinaux des pépins de pamplemousse. Les laboratoires qui se sont donc lancées dans l’étude de ces graines ont découvert et approuvé leur action antimicrobienne. Il a été remarqué que leurs extraits, composés essentiellement de bioflavonoïdes, tels que l’hespéridine, les limonoïdes, la naringine, l’hespérétine, et le diosmine, sont dotés d’un large spectre d’action sur les champignons et les parasites. (3)

Analyse nutritionnelle

La pamplemousse puise ses propriétés médicinales, notamment dans ses pépins et sa pulpe. Selon les différentes constatations, l’extrait de ces graines renferme environ 2,5 % de flavonoïdes puissants à effet antioxydant. Leurs teneurs varient grandement en fonction du milieu au sein duquel la pamplemousse a été cultivée. Près de 50 ml de cette médication comprennent environ 12 mg de bioflavonoïdes qui agissent sur les radicaux peroxydes en inhibant leurs activités, et bloquant les espèces oxygénées réactives, qui empêchent également la lipoxygénase et chélatent les métaux (4).

La même quantité de ce produit apporte, par ailleurs, 9,9 mg environ de vitamine C. Ce qui constitue déjà près de 13,2 % de l’apport journalier recommandé pour les femmes, et 11 % pour les hommes. En guise de rappel, les recommandations européennes suggèrent un apport en vitamine C de 75 mg pour la gent féminine, contre 90 mg pour un homme. C’est un élément vital dans le maintien d’un système immunitaire fort, le métabolisme du fer, et la synthèse de collagène et d’hématies, ou globules rouges. Il s’agit également d’un puissant antioxydant capable de contrecarrer l’activité des radicaux libres. (5)

L’extrait de pépin de pamplemousse renferme aussi du tocophérol ou vitamine E qui agit en parallèle à la vitamine E comme antioxydant, de l’acide citrique qui assure la fixation de certains minéraux comme le calcium, le fer et le magnésium (6), des limonoïdes qui ont des propriétés antioxydantes, hypocholestérolémiantes et immunostimulantes (7), des stérols qui sont vitaux pour le fonctionnement cellulaire et précurseurs de vitamines, et bien d’autres minéraux essentiels à l’organisme (8).

Efficacité confirmée par le corps médical

Après la découverte de composants synthétiques dans certains extrait de pépin de pamplemousse commercialisés sur le marché, l’efficacité de ce complément alimentaire fait l’objet d’une controverse. Certaines études scientifiques contredisent ses qualités antimicrobiennes, en concluant que les pépins de pamplemousse ne contiennent aucun principe actif doté d’un tel pouvoir, et que les résultats des expériences sont dus uniquement à la présence de conservateurs chimiques (9). Lors d’une analyse effectuée, une dose importante d’éthanol, un dissolvant chimique utilisé pendant l’extraction des pépins de pamplemousse, a été remarquée dans certains produits (10). Ce composé est pourtant connu pour ses effets antibactérien et antimicrobien (11).

Cependant, une analyse menée en 2004, destinée à prouver l’efficacité de ce remède naturel, a démontré que l’usage d’extrait de pépin de pamplemousse sans ajouts synthétiques apporte une réelle amélioration de l’état de santé des sujets soumis au test. (12)

Pas mal de médecins prescrivent de plus en plus l’extrait de pépin de pamplemousse pour traiter les infections dues à la présence de candida albicans ou d’autres levures pathogènes, les rhumes, les dermatoses, et mêmes les troubles gastro-intestinaux, grâce à son efficacité et son côté inoffensif vis-à-vis de l’organisme. La plupart d’entre eux ont acquis une riche expérience basée sur l’utilisation de cet extrait depuis plusieurs années. Tel est le cas du Docteur Léo Galland, médecin généraliste originaire de New-York qui recommande uniquement à ses patients depuis près d’une dizaine d’années l’extrait de pépin de pamplemousse pour traiter la candidose. « L’extrait des pépins de pamplemousse est une substance particulièrement extraordinaire. Nous ne connaissons pas véritablement à quoi ses effets sont liés, mais en tout cas ce remède agit sans le moindre effet secondaire. Son utilisation présente l’avantage d’être sûre », selon ses dires. (13)

Un autre médecin, Louis Parish, responsable de mission au sein du Ministère de la santé américaine et de la FDA (Food and Drug Administration), ne traite également ses patients souffrant de dysfonctionnements intestinaux qu’à base d’extrait de pépin de pamplemousse, depuis plusieurs années. Ce docteur a confirmé publiquement lors d’une interview que « cet extrait déclenche une régression importante des symptômes que n’importe quelle autre substance active ». (14)

Expériences scientifiques et bienfaits

Actions contre les cancers

Une des principales propriétés médicinales de l’extrait de pépin de pamplemousse mises en avant par les scientifiques est sa capacité de bloquer le développement d’un cancer. De nombreuses expériences attestant ce fait ont été effectuées, depuis l’isolation de ces molécules.

Une étude a prouvé que la prise d’une certaine dose d’extrait de pépins de pamplemousse au quotidien a aidé à combattre le cancer de côlon, chez les individus soumis aux tests (15). Cette propriété anticancéreuse de l’extrait de pépin de pamplemousse s’explique par la présence d’antioxydants à dose élevée dans sa composition, notamment de limonoïdes. Ces composés phytochimiques, rencontrés essentiellement dans les agrumes, sont les principaux responsables de leur saveur amère et de leur odeur particulière, qui persiste même à une dilution de 1:10 000 (soit 1 volume de la solution dans 10 000 volumes d’eau). D’après les expériences réalisées in vitro, ces limonoïdes diminuent la prolifération des cellules neuroblastiques cancéreuses et des cellules cancéreuses du sein (16), inhibe la croissance des tumeurs du côlon et de bien d’autres types de cancer (17), tout en diminuant efficacement les symptômes.

La simple prise d’extrait de pépin de pamplemousse comme supplément à l’alimentation aide aussi à prévenir divers cancers, comme ceux de l’œsophage, du côlon, de l’estomac, du pharynx et de la bouche. Les animaux de laboratoires soumis aux expériences, ayant administré des composés extraits de pépins de pamplemousse, ont présenté de faibles risques de contracter des cancers du tube digestif. (18) (19) (20)

Incidences sur les lipides

Certaines expérimentations ont aussi montré que la limonine, principal limonoïde présent dans les pépins de pamplemousse a réduit considérablement le taux de LDL (mauvais cholestérol sanguin) (21), et augmenté le taux de HDL (bon cholestérol) (22) dans le sang, chez les animaux testés. Certains des flavonoïdes contenus dans les pépins de pamplemousse, à l’instar de la naringine, arrivent même à améliorer l’élasticité de la paroi des artères (23). Il est important de noter que le simple fait de boire du jus de pamplemousse permet de profiter des bienfaits de ces flavonoïdes, dont réguler le cholestérol sanguin (24).

Rôles dans la perte de poids

Boire un verre de jus de pamplemousse tous les matins est un conseil souvent émis par les diététiciens et les coachs en perte de poids, pendant les régimes. Cette boisson favoriserait l’élimination de graisses, mais qu’en pensent réellement les scientifiques ? Lors des expériences effectuées chez des sujets obèses atteints de syndrome métabolique, les chercheurs ont découvert que la consommation d’une demi-pamplemousse par jour a favorisé leur perte de poids. Les kilos perdus restent toutefois moins importants par rapport à ceux des groupes ayant administré des extraits de pépins de pamplemousse, soit 0,3 kg contre 1,6 kg. Ces résultats ont été notés après 12 semaines de traitement. En plus de la perte de poids, une baisse significative de la résistance à l’insuline a été également remarquée. (25)

Effet sur le diabète

La prise d’extrait de pépin de pamplemousse pourrait aussi jouer un rôle important dans la prévention et la lutte contre l’hyperglycémie, d’après pas mal d’observations scientifiques, entre autres celle qui est mentionnée précédemment. Chez des animaux diabétiques, une dose d’extrait de pépin de pamplemousse par jour, incluant de la naringine à teneur élevée, a entrainé une diminution non négligeable du glucose sanguin (26).

Bienfaits sur le système immunitaire

L’extrait de pépin de pamplemousse est un excellent stimulant du système immunitaire pour différentes raisons, entre autres à cause de sa teneur élevée en vitamine C, mais aussi grâce à la présence de flavonoïdes à effet fortifiant dans sa composition. Des études ont révélé que les limonoïdes et la nomiline contenus dans les graines et la pulpe de ce fruit ont permis de renforcer les défenses immunitaires chez les animaux de laboratoires (27). Pour le moment, il n’existe encore aucune étude qui a prouvé ces effets chez l’humain.

Cependant, il a été observé que l’utilisation des principaux principes actifs des pépins de pamplemousse, à savoir la nomiline et la limonine, a eu une action inhibitrice sur la réplication du VIH (Virus de l’immunodéficience humaine), en bloquant l’activité de la protéase de ce virus (28). L’extrait de pépin de pamplemousse figure donc parmi ce que les scientifiques appellent inhibiteurs de la protéase (IP) qui ont le pouvoir d’inactiver cette protéine virale et de stopper à la même occasion la réplication du virus.

Propriété antimicrobienne

Une toute dernière qualité de l’extrait des pépins de pamplemousse, reconnu de tous, est son action sur les microbes et autres parasites. Grâce à cette propriété, cette substance intervient dans divers domaines, telles que l’agriculture pour lutter contre les champignons, et l’élevage pour soigner les infections touchant les animaux domestiques.

En phytothérapie, l’extrait de pépin de pamplemousse est recommandé pour traiter plusieurs affections d’origine fongique, virale ou microbienne, comme les infections des organes génitaux, les verrues plantaires, l’onychomycose, le psoriasis, le zona, le rhume, l’aphte, la gingivite, la candidose, et bien d’autres encore. Ce remède peut être pris par voie orale, ou appliqué sur la peau et les muqueuses, en fonction de la maladie à traiter.

Interactions avec les médicaments

L’extrait de pamplemousse peut interagir avec certains médicaments, d’après une étude réalisée par David Bailey en 2012. Cette substance contient, en effet, des furanocoumarines capables d’inhiber l’activité du cytochrome P450, qui est un enzyme chargé de l’assimilation des substances médicamenteuses. Les molécules actives des médicaments risquent de pénétrer dans le sang sans être transformées, entrainant ainsi un surdosage.

Ce pharmacologue canadien a donc établi une liste des médicaments à éviter durant la prise d’extrait de pépin de pamplemousse, tels que les hypocholestérolémiants comme le Lovastatin, les anti-infectieux comme l’Erythromicyne, certains anti-cancer à l’instar de Crizotinib, Lapatinib, et Pazopanib, les immunosuppresseurs, tels que le Cyclosporine et le Sirolimus, ainsi que les médicaments dédiés au traitement des troubles du système nerveux central, tels que l’Alfentanil, l’Oxycodone et le Pimozide. Comme cette liste n’est pas exhaustive, il reste prudent de demander l’avis d’un médecin pour ceux qui suivent des traitements particuliers. La prise des compléments alimentaires à base d’extrait de pépin de pamplemousse ne devrait causer aucun effet secondaire, si les notices sont biens lues et respectées. (29)

 

Références :

1. Von Woedtke T, Schlüter B, Pflegel P, Lindequist U, JülichWD, « Aspects of the antimicrobial efficacy of grapefruit seed extract and its relation to preservative substances contained », Pharmazie, vol. 54, no 6,‎ juin 1999, p. 452–6(PMID 10399191).
2. Sims, Judith. Gale Encyclopedia of Alternative Medicine. Thomson Gale. 2001.
3. Zdenka Cvetnićet SandaVladimir-Knezević, « Antimicrobial activity of grapefruit seed and pulp ethanolic extract », Acta Pharmaceutica (Zagreb, Croatia), vol. 54,‎ septembre 2004, p.243–250.
4. Sarni-Manchado, V. Cheynier. Les polyphénols en agroalimentaire, Lavoisier, Editions Tec & Doc,2006, 398 p.
5. Natalie Courret, « Les aliments qui renforcent notre système immunitaire »,‎ 2013.
6. Armando C, Maythe S, Beatriz NP (December 1997). « Antioxidant activity of grapefruit seed extract on vegetable oils ». Journal of the Science of Food and Agriculture. 77(4): 463–7.
7. Bennett RD, Hasegava S, Herman Z (1989). « Glucosides of acidic limonoids in citrus ».Phytochemistry. 28(10): 2777–81.
8. Tushiswili LS, Durmishidze SV, Sulaberidze KV (1983). « Sterols of grapefruit, orange, mandarin pulps (Citrus paradisi, Citrus sinensis, Citrus unshiu) ». Chem. Nat. Comp.18: 445–447.
9. Ganzera M, Aberham A, Stuppner H, « Development and validation of an HPLC/UV/MS method for simultaneous determination of 18 preservatives in grapefruit seed extract », J. Agric. Food Chem., vol. 54, no 11, ‎mai 2006, p. 3768–72(PMID 16719494,DOI 10.1021/jf060543d).
10. Cvetnić Z, Vladimir-Knezević S (September 2004). « Antimicrobial activity of grapefruit seed and pulp ethanolic extract ».Acta Pharm. 54(3): 243–50. PMID 15610620.
11. Kampf G, Kramer A (October 2004). « Epidemiologic Background of Hand Hygiene and Evaluation of the Most Important Agents for Scrubs and Rubs ». Clin. Microbiol. Rev.17(4): 863–93, table of contents. doi:10.1128/CMR.17.4.863-893.2004. PMC 523567. PMID 15489352.
12. Zdenka Cvetnićet Sanda Vladimir-Knezević, « Antimicrobial activity of grapefruit seed and pulp ethanolic extract », Acta Pharmaceutica (Zagreb, Croatia), vol. 54,‎ septembre 2004, p.243–250.
13. Shalila Sharamon, Bodo J. Baginski. Secrets et merveilles du pamplemousse. Guide (broché). Paru en 03/2003.
14. Id
15. Vanamala J, Leonardi T, Patil BS, et al. (June 2006). « Suppression of colon carcinogenesis by bioactive compounds in grapefruit ». Carcinogenesis. 27(6): 1257–65.
16. Miller E.G., Porter J.L., et al., Further studies on the anticancer activity of citrus limonoids. J. Agric. Food Chem. juillet 2004 28; 52(15):4908-12.
17. Poulose S.M., Harris E.D., Patil B.S., Citrus limonoids induce apoptosis in human neuroblastoma cells and have radical scavenging activity. J. Nutr.avril 2005;135(4):870-7.
18. Lam LKT, Hasegawa S, et al. Limonin and nomilin inhibitory effects on chemical-induced tumorigenesis. In: Berhow MA, Hasegawa S, Manners GD, editors. Citrus Limonoids Functional Chemicals in Agriculture and Foods. American Chemical Society ed. Washington, DC: 2000. p. 185-200.
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20. Manners GD.Citrus limonoids: analysis, bioactivity, and biomedical prospects. J Agric Food Chem2007;55:8285-94.
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25. Fujioka K, Greenway F, et al. The effects of grapefruit on weight and insulin resistance: relationship to the metabolic syndrome. J Med Food2006; 9:49-54.
26. Jung UJ, Lee MK, et al. The hypoglycemic effects of hesperidin and naringin are partly mediated by hepatic glucose-regulating enzymes inC57BL/KsJ-db/db mice. J Nutr2004 October; 134(10):2499-503.
27. Raphael TJ, Kuttan G. Effect of naturally occurring triterpenoids glycyrrhizic acid, ursolic acid, oleanolic acid and nomilin on the immune system. Phytomedicine2003; 10(6-7):483-9.
28. Battinelli L, Mengoni F, et al. Effect of limonin and nomilin on HIV-1 replication on infected human mononuclear cells.Planta Med2003 October; 69(10):910-3.
29. Bailey DG, Dresser G, Arnold JM. Grapefruit-medication interactions: forbidden fruit or avoidable consequences? CMAJ. November 26, 2012; 185(4):309-16.